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Saint-Amand-Tallende (France)

31 Juillet 2009

Un petit village qui vaut le détour

Saint-Amant-Tallende n’est sans doute pas le lieu le plus touristique d’Auvergne et ne se retrouve pas systématiquement en photographie dans les guides mais, il vaut la peine de le pointer pour une petite ballade si on passe dans la région.

Le château de Giscard


Il est surtout connu pour le château de Murol qui se dresse au sud du village. Ce château dont les premières constructions datent du Moyen-Age a été restauré en profondeur au XIXe siècle. Il ne se visite pas mais de l’extérieur, les éléments architecturaux valent le coup d’œil : tourelles, échauguettes, gargouilles, pont voûté… C’est la famille Giscard d’Estaing qui en est propriétaire. Un tour du village s’impose car il a gardé plusieurs éléments de construction du Moyen-Age et, en contrebas, son Pont Vieux complètement rénové enjambe très élégamment des petits jardins potagers. Le temps étant au grand soleil, les photos n’en sont que plus jolies.

Saint-Saturnin (France)

31 Juillet 2009

Entre architecture romane et grande Histoire

Comme Saint-Amant-Tallende, Saint Saturnin est un très beau petit village qui a su conserver une belle atmosphère moyenâgeuse et ses nombreuses curiosités architecturales ont attiré mon regard de photographe amateur. Ses ruelles sont étroites, pentues, tortueuses et invitent à la flânerie. S’y mêlent d’anciennes échoppes, des demeures nobles et maisons de vignerons. Longer les vestiges des anciens remparts puis passer sous un porche typiquement gothique pour découvrir les magnifiques contours de fenêtres et de portes en pierre blanche d’une petite échoppe d’art entièrement restaurée. Certaines armoiries au-dessus des portes témoignent encore des fonctions des anciens habitants. Le nom des rues reprend les appellations de lieux dits: rue de la boucherie, Cote Gros Jean, rue des Gourlettes, rue Noble… jusqu’à l’impasse appelée rue de l’Enfer.

Chambres d’hôtes de prestige


On débouche inévitablement sur la place de l’Ormeau et sa fontaine romantique de style renaissance et creusée dans la lave. Elle devance élégamment l’imposant et austère château royal des seigneurs de la Tour du XIVe siècle. Construit en pierre volcanique de couleur grise, on y reconnaît immédiatement les fonctions défensives de l’architecture : plusieurs enceintes, remparts, chemins de ronde, tours, créneaux et mâchicoulis. Le château qui a accueilli avec les honneurs Catherine de Médicis mais dans ses geôles la reine Margot propose aujourd’hui cinq chambres d’hôtes de prestige.

Une église romane majeure de l’art auvergnat


De l’esplanade du château on découvre, surplombant les maisons, le clocher octogonal de l’église. Construite en pierres blanches incrustées de pierres de lave noire, elle est de style roman.
Enfin, si on a l’œil, on croisera un chat lunatique et surtout, on pourra découvrir de quelle façon les villageois ont récupéré et détourné certains éléments sculptés de bâtiments anciens.

Le monastère Saint Michel de Cuixa (France)

31 Juillet 2009

Un pied en France, un pied à New York

Avant le temps des cathédrales


A 3 km de Prades et à 430 mètres d’altitude, le monastère Saint Michel de Cuxa se dresse au pied du Canigou. Cet ensemble religieux à l’architecture d’inspiration pré romane et romane a été fondé à la fin du premier millénaire. Clocher, église et cloître sont en excellent état et témoignent de l’histoire vivante de la Catalogne.

L’église pré romane


L’église abbatiale, vestige de l’art pré roman est la plus grande encore debout en France. Elle était entourée de deux clochers jumeaux dont l’un, qui portait cloches et horloge, s’est effondré au 19e. La tour méridionale, d’une hauteur de 33 mètres est surmontée de crénelages. La crypte est remarquable par son pilier central de 7 mètres de circonférence.

Chez les particuliers et à New York


Le cloître est séparé en deux parties dont l’une se trouve à … New York. En effet, un sculpteur américain profita du déclin de l’abbaye lorsqu’elle fut nationalisée et acquit des pans du cloître qui sont maintenant au Cloisters Museum de New York. Les chapiteaux de la galerie sud qui a été reconstituée sont en marbre rose du Conflent et représentent des feuillages et animaux, décors profanes. Seuls les chapiteaux et les colonnes sont authentiques et ont été récupérés chez des particuliers.

Un ensemble remarquable, restauré en toute simplicité, il offre à voir ses très beaux marbres roses, dans un environnement naturel admirable.

Eus (France)

31 Juillet 2009

Village le plus ensoleillé de France

Sommet convoité


Eus, commune des Pyrénées-Orientales construite en terrasses entre le Canigou et la vallée du Conflent est un lieu privilégié pour qui aime la découverte de beaux villages et la vue de magnifiques panoramas. De l’ancien site défensif, le château de la Volta construit au XIe au sommet rocheux de la butte, il ne reste pas grand-chose.

Le village


Le village est véritablement charmant. On prendra plaisir à suivre ses ruelles escarpées, pentues et pavées à l’affut d’une jolie maison ou d’un panneau humoristique, voire d’une jolie trouée sur le massif du Canigou ou la vallée jusqu’à atteindre l’église Saint-Vincent au sommet de la bute. Plusieurs maisons, comme à Castelnou, sont dotées d’une sorte de ventre bien dodu, un four à pain. Toutes les maisons en avait un auparavant. Il s’y trouve aussi encore quelques vestiges de l’ancien château féodal et, à l’arrière de l’église, en suivant un peu le chemin, on peut observer des rochers aux formes particulières, évocatrices et envoûtantes.

Deux églises


L’église haute dédiée à Saint Vincent, au sommet, est visible de loin. Elle n’est pas très ancienne, XVIIIe, et contient deux retables. L’église basse, située sur le bas-côté de la route à la sortie du village, est de style roman et est classée Monument historique. Celle-ci date du XIe et possède une belle porte latérale. On peut y découvrir deux retables, quand elle est ouverte.
A noter quelques anecdotes de la mémoire vivante de ce village,Jean, ancien berger, fou de ce village.

Les Gorges de Galamus (France)

31 Juillet 2009

De la pierre taillée par l'eau à la roche extraite à la barre à mine

Taillées dans la roche


Les Gorges de Galamus, taillées dans la roche sur des centaines de mètres par l’Agly se situent entre Saint Paul de Fenouillet et Cubière sur Cinobles, dans les Pyrénées Orientales, en plein pays Cathare. Site naturel classé et protégé, il offre de nombreuses surprises et est un incontournable pour les sportifs qui peuvent y pratiquer escalade, spéléologie, canyoning et pour les amoureux de la nature qui y suivront les sentiers balisés. Ce lieu, dont les grottes calcaires ont sans doute été habitées depuis très longtemps par l’homme fut le premier lieu habité par Saint Paul.

Ballade dans les gorges


Nous avons choisi de partir des environs de Saint Paul de Fenouillet, rejoindre l’Ermitage de Saint Antoine et retour en boucle. Partant des coteaux pentus couverts de vignes, nous sommes descendus vers le spectaculaire site des Gorges de Galamus. Passant entre chênes verts, gènevriers, sabines et cyclamens des Baléares, le sentier offre une vue imprenable sur la faille creusée par l’Agly d’environ 500 m de profondeur. L’eau verte et claire coule au fond de l’abîme en torrent et en cascade. Nous avons suivi l’ancien chemin emprunté à l’époque par les habitants et marchands pour rejoindre le marché. Nous sommes remontés sur la route pour suivre, au milieu de nombreux genévriers de Phénicie âgés de plus de cinq cent ans, les escaliers descendant sur la cour intérieure de l’Ermitage. La route est une réelle prouesse humaine. Construite à coup de barres de mine par des hommes suspendus à des cordes, elle serpente dans la roche permettant rarement à deux voitures de se croiser. La suivre en voiture assure déjà le spectacle.

L’Ermitage de Saint Antoine


Cet Ermitage troglodyte qui existe depuis le VIIe siècle était au départ une seule grotte où se trouvent les bassins. Il a été étendu à une grotte chapelle collée à la paroi des gorges construite à la suite du miracle de Suette en 1782 quand de nombreux villageois de Saint-Paul-de-Fenouillet furent sauvés d'une épidémie grâce la protection de Saint-Antoine. Depuis ce jour, au milieu des rochers pousse un platane quasiment sans eau. Il est aujourd'hui immense et propose son ombre paisible aux visiteurs. Les lieux ont été réaménagés au XVe siècle par les franciscains et sont un lieu traditionnel de pèlerinage. Le lieu est en tout cas un témoignage de sacré et de profane. La terrasse offre une magnifique vue sur les Gorges.