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Rusumo (Rwanda)

01 Juillet 2012

Rusumo Falls, chute d'eau à la frontière de la Tanzanie

Les chutes


Rusumo Falls sont des chutes d'eau situées sur la rivière Kagera à la frontière entre le Rwanda et la Tanzanie, partie du cours supérieur le plus éloigné de la rivière du Nil. Bien que les chutes elles-mêmes ne soient pas d'une hauteur importante par rapport aux autres cascades, elles ont joué un rôle important dans l'histoire du Rwanda: parce qu'elles sont enjambées par le seul pont sur le fleuve, elles ont été le théâtre de la première arrivée des Européens en 1894.
Nous y sommes arrivés après avoir traversé des petits villages aux maisons colorées et de nombreuses rizières. A chaque arrêt, de nombreux locaux nous entouraient aussi curieux de nous découvrir que nous de découvrir leur pays. C’est une constante au Rwanda, où que l’on soit, même si on ne voit personne à l’horizon, si on s’arrête, inévitablement quelqu’un apparaît à côté de nous.
Les maisons construites initialement en torchis sont peu à peu remplacées par des maisons en briques ou en bloc de terre. Les blocs de terre sont fabriqués sur place et une journée de séchage au soleil suffit.

Le Kibungo


Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés près de Kirehe à la coopérative des femmes qui fabriquent les tableaux Imigongo. C’est une forme d'art populaire au Rwanda qui est apparu à la fin du 18e siècle dans la province de Kibungo et qui se fait traditionnellement par les femmes. A l'origine, l’Imigongo servait de décoration d'intérieur des murs de cases. Les peintures Imigongo sont créées à partir de bouse de veau appliquée sur des plaques en bois. Les spirales et autres motifs géométriques sont recouverts de différentes couleurs naturelles, telles que les noir, blanc et rouge.

Nous avons découvert la joie de manger dans un restaurant très local. Les brochettes de chèvres, les bananes grillées et les bières ne nous ont pas rendus malades à la grande surprise de notre hôte.

Akagera (Rwanda)

30 Juin 2012

Le parc animalier de l'Akagera

Le parc


Situé à une altitude relativement faible sur la frontière avec la Tanzanie, le Parc National de l’Akagera offre un paysage typique de savane africaine assez différent des collines venteuses propres à la majeure partie du Rwanda. Le parc est couvert de prairies envahies par les acacias et entourant lacs et marais qui suivent le cours sinueux de l’Akagera, la plus haute source du Nil.

Les animaux


L’Akagera est avant tout un refuge d’animaux sauvages. Lors de notre première visite, nous avons eu l’occasion d’y croiser un troupeau de buffles paresseux, un groupe de magnifiques zèbres, quelques fières girafes et plusieurs espèces d’antilopes dont le superbe impala et le gauche topi. Nous avons également pu admirer un aigle en plein repas, un marabout, des oiseaux multicolores, entre autres.
Nous y sommes donc retournés. Deux jours et une nuit de camping au milieu des animaux sauvages. Une excellente expérience. Le soir, auprès du feu de bois, les lacs devant et les appels des animaux autour.
Nous avons revu les mêmes animaux et le précieux facochère, l'hippopotame discret, le dangereux varan du Nil, l'élégant aigle d'Afrique, le discret crocodile... Quelques rencontres inattendues comme ce buffle qui traverse le chemin d'un bond devant la voiture, la maison de l'ancien président assassiné envahie du rez au toit par les babouins, le zèbre qui après avoir bu dans le marais joue à faire des clapotis, la femelle crocodile sur son nid protégeant ses oeufs ou encore ce ravissant petit oiseau femelle qui fait son nid dans un excrément... Nous n'avons malheureusement pas vu l'éléphant dont les nombreuses et imposantes déjections prouvent la présence. Il est timide paraît-il et malgré sa masse impressionnante, il n'a pas son pareil pour se dissimuler dans les fourrés.
Cette fois, nous avons découvert tous le parc, du sud au nord. La plaine de savane le long de la rivière Akagéra est riche en troupeaux: des antilopes, des zèbres, des buffles, des girafes...
Journées fatigantes au volant du 4x4 sur les pistes, mais... quelle belle aventure.

Kigali (Rwanda)

29 Juin 2012

En plein essor

Capitale du Rwanda


Située au cœur géographique du Rwanda, la ville de Kigali est en expansion rapide. Comme tout le Rwanda, elle est formée de collines sur les flancs desquelles les différents quartiers sont construits de façon assez anarchique. Sous la pression du gouvernement, les quartiers se modernisent, anciennes maisons et hangar laissant peu à peu la place à des bâtiments modernes et fonctionnels. Les habitants expropriés utilisent l’argent reçu pour se construire de belles demeures dans la campagne autour de Kigali, étendant peu à peu les limites de la ville.

Circulez


Les rues sont très animées car les rwandais vivent dehors. Ils donnent l’impression d’aller toujours quelque part et c’est ainsi qu’à Kigali, mais aussi dans tout le pays, de nombreuses personnes circulent à pied. La circulation en heures de pointe est très désordonnée et, comme dans beaucoup de villes africaines, les règles ne sont pas respectées. Les voitures et les motos s’enchevêtrent et les carrefours se traversent pratiquement au culot. Les rues ne sont pas toutes asphaltées et il n’est pas rare, en pleine ville, de circuler sur des pistes défoncées par la saison des pluies.

Le marché


Dans les quartiers, on peut faire ses emplettes au marché. Celui-ci est abrité dans des hangars où les étals sont tout en longueur. Les vêtements et tissus sont accrochés à même la structure métallique tandis que fruits et légumes sont groupés sous formes de collines rappelant la géographie accidentée du pays. Dès l'arrivée sur les lieux, on est assailli par des porteurs qui, pour une somme modique, se chargeront non seulement de porter les provisions mais également de nous guider et de discuter les prix en Kinyarwanda.

Mets locaux


Dans Kigali, les restaurants sont nombreux et il y en a pour tous les goûts. Nous avons eu l’occasion de goûter de merveilleuses brochettes de bœuf, de perche du Nil ou encore de chèvre. Jimmy et Marie-Pierre, nos hôtes, nous ont également fait découvrir la dégustation avec les doigts de tilapias délicieusement farcis de petits légumes et accompagnés de bananes frites. Le tout arrosé de bières, boisson très prisée des rwandais.

Ambiance


A l’hôtel des Mille Collines, il est très agréable de boire un bon verre en écoutant l’orchestre jouer en live. Nous avons également accompagné Jimmy et Mapi à une dot, cérémonie traditionnelle précédent un mariage où la famille du garçon offre la dot en vaches après de longs et savoureux palabres. Le soir, nous avons encore suivi nos hôtes à un mariage sur les hauteurs de Kigali ou nous avons pu constater que les africains ont vraiment le rythme dans la peau.

Bourboule (France)

01 Août 2011

Paysages, thermes, forteresse, églises... entre nature et histoire

Une journée de visites très diversifiées entre paysages grandioses, ville thermale, château fortement défendu, funiculaire électrique et église romane colorée. De quoi satisfaire chacun et surtout me donner de belles opportunités de faire de belles photographies.

Roches Tuilières et Sanadoire


Situées à proximité immédiate du lac de Guery, les Roches Tuilières et Sanadoire sont des volcans vieux de 2 millions d’années, vestiges d'une vallée glaciaire. La Roche Tuilière à gauche (1288 m) et la Roche Sanadoire à droite (1286 m) dominent la Vallée du Chausse.

Le funiculaire du Mont Dore


Situé aux sources de la Dordogne, le Mont-Dore doit sa réputation à ses eaux thermales et à la qualité de son domaine skiable. Le gros village en lui-même n’est pas forcément très joli mais il vaut le détour pour le Funiculaire du Capucin, plus ancien funiculaire électrique de France et classé aux Monuments Historiques, il est construit en 1898 et incarne tout le charme de la Belle Epoque. On s’en rend compte dès avoir franchi le seuil de la gare, les guichets sont en bois et verre et donnent le ton. L’appareil grimpe jusqu'à 1245m d'altitude au Salon du Capucin d’où l’on a un accès facile aux chemins de randonnée. Ce petit train à câble de fer grimpe sur la colline à la vitesse extraordinaire d'1 mètre par seconde. C'est le plus ancien funiculaire électrique de France. A la gare supérieure, dans la salle des machines, les grandes roues crantées évoquent les temps modernes de Charlie Chaplin. De là-haut, on suit les traces des artistes venus prendre les eaux à la Belle Epoque pour redescendre à la petite ville de Mont Dore, l’occasion d’en prendre quelques photographies.

Belle Époque


La Bourboule, station thermale réputée, est aussi une charmante petite ville Belle Époque nichée au cœur d’un environnement naturel. La Bourboule doit son nom au dieu des sources celte "Borvo". Au XIVe siècle, elle n'était qu'un petit village et sa notoriété, elle le doit aux stations thermales qui ont été construites à la fin du XIXe. Nous n’y sommes restés que peu de temps, juste assez pour profiter du carrousel pour prendre de jolies photos et faire un petit tour autour de l’église Saint Joseph construite en lave blanche,

Murol


Le Château de Murol, l’un des plus imposants témoins du Moyen-Âge, ressemble à une tour de refroidissement de centrale nucléaire dressée sur un haut talus. Du haut de ses murs imposants, la vue sur le massif du Sancy est imprenable. Les courtines permettent de faire le tour du château et d'accéder au donjon. Un paysage inoubliable se dresse. On passe d’échauguette en échauguette pour finalement arriver en aplomb de l’entrée dont la chicane complexe et les 2 portes fortifiées renforcent l’impression de défense imprenable. On traverse la cour pour visiter la salle des chevaliers, les cuisines, la boulangerie et les habitations.
Lors de notre visite, des animations sympathiques par une équipe de comédiens recréaient des ambiances moyenâgeuses, à la fois ludiques et pédagogiques. Un château en plus à ma collection.

Saint Nectaire


Perchée sur le Mont Cornadore et construite en roche volcanique du Mont-Dore, l’Église de Saint-Nectaire datant du XIIe siècle fait partie des 5 édifices majeurs de l’art roman auvergnat. Elle est célèbre pour son trésor et ses 103 chapiteaux dont certains comportent encore des décors polychromes qui forment l'un des ensembles les plus remarquables de la sculpture romane.

L’église abbatiale Saint Austremoine d’Issoire


Lors de notre visite, le Tour de France venait de partir d’Issoire pour une étape de moyenne montagne courue sur de routes étroites et marquée par plusieurs accidents qui entraînèrent l’abandon de Jurgen Van den Broeck. La ville était encore joliment décorée de nombreux drapeaux aux couleurs des maillots jaunes, vert, à pois…
L’abbatiale qui tient son nom du premier évêque en Auvergne présente une façade blanche très simple, dans le plus pur style roman auvergnat et c’est alors une grande surprise quand, une fois la porte franchie, nous découvrons murs et chapiteaux richement décorés de sculptures figuratives et de polychromes aux couleurs exubérantes. L’église a été restaurée ainsi au XIXe siècle. Il faut imaginer que lors de leur construction, les églises romanes étaient toutes décorées.

Vichy (France)

30 Juillet 2011

Entre architectures et thermes

Appréhension ridicule


De façon assez ridicule, nous n’avions pas coché Vichy dans la liste de nos visites. Une sorte d’appréhension par rapport aux tristes faits de guerre du gouvernement du même nom sans doute. C’est sur les conseils avisés de Patrick et Philippe du domaine de Montvianeix que nous y sommes allés et nous ne l’avons pas du tout regretté. La ville est tout à fait charmante. De l’époque médiévale, il ne reste plus que quelques maisons à façades de pierre et à pans de bois et quelques vestiges qui permettent tout au plus de retrouver le plan de l’ancienne ville. C’est évidemment à la naissance de la station thermale, au XIXe siècle, que Vichy doit le renouveau de son architecture : une multitude de bâtiments aux styles différents vont se construire dans une sorte d’enchevêtrement joyeux. C’est ainsi que vont se côtoyer les styles néo-médiéval, néo-flamand, néo-classique, néo-renaissance… On verra également se construire des chalets Napoléon III, des maisons anglaises ou d’autres encore en pur Art Nouveau. Le grand établissement thermal avec le hall des sources, sa galerie couverte, ses monuments… lui, s’inspirera d’un style plutôt oriental.

A la découverte des architectures


Grâce au plan reçu à l’Office du tourisme, nous avons commencé notre visite par le Hall des sources au bout du Parc du même nom. Nous y avons goûté toutes les eaux à disposition et il faut parfois du courage pour avaler tant certaines ont un goût prononcé. Nous avons fait le plein de bicarbonates, notre peau nous est reconnaissante. Nous sommes alors passés par la Galerie Napoléon et les Thermes des Dômes joliment coiffés de mosaïques bleu et or. Revenus dans le parc, nous avons alors emprunté la galerie couverte vers l’Opéra, joyau de l’Art nouveau orné d’élégantes statues en pierre blanche. De là, nous avons repiqué vers l’Allier et le Parc Napoléon III qui le borde en empruntant la rue de Belgique et le boulevard de Russie aux villas de styles très marqués. Nous avons ensuite flâné de rue en rue jusqu’à atteindre l’extraordinaire église Saint-Blaise. Autant l’extérieur, malgré la forme des structures, semble austère, autant l’intérieur est unique : les vitraux, les mosaïques, le dôme en Art déco surprennent le visiteur dès l’entrée franchie. Nous sommes alors retournés vers le Parc des sources en passant par le quartier du Vieux Vichy pour achever une très belle après-midi.