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Athènes (Grèce)

06 Avril 2014

Athènes la grouillante

Déambulation à Athènes


Arrivé sans encombre à l’aéroport Eleftherios Venizelos à Spata, je trouve aisément l’entrée de l’Attiki Odos, le métro qui me mène assez rapidement au centre d’Athènes où je découvre l’hôtel Jason Inn très bien situé. Il se trouve à moins de 400 mètres du site archéologique de Kerameikos et à seulement 1 km de la place Syntagma et de l'Acropole.

Animation


Sans tarder, je pars à la découverte de la ville. C’est dimanche, la ville est très animée. D’autant plus qu’un marché aux puces encombre les trottoirs. Il y a un monde fou. C’est vrai que 5 millions de grecs y vivent et que la ville attire un nombre considérable de touristes. On m’aborde et me propose de déjeuner dans un restaurant ouvert sur le trottoir. Je me laisse tenter et découvre ainsi la vraie cuisine grecque gourmande et savoureuse.

La colline Lycabette


Je me rends très vite compte qu’il y a beaucoup beaucoup à faire dans cet endroit assez fascinant. Entre les rues commerçantes, les musées, les vestiges archéologiques, l’Acropole qui surplombe la ville… je décide de repousser d’un jour la visite des sites et musées et préfère déambuler dans les rues jusqu’à la colline de Lycabette. Elle serait un rocher abandonné par la déesse Athena lors de son transport du Pentélique à l'Acropole. On y monte facilement à pied par une rampe au milieu des pins, des agaves et des cactus. En haut il y a une église toute blanche, d’Agios Georgios, de type cruciforme tétrastyle avec des éléments byzantins, classicisants et romans. De ses 280 m d’altitude, on peut jouir d’une vue merveilleuse et avoir une idée de l’étendue de la ville. Les quartiers se succèdent jusqu’aux montagnes d’un côté, à la mer de l’autre. L’agglomération fait 30 km du nord sud et 20 km d'est en ouest.

Boutiques de souvenirs et souvenirs d’une autre ère


Au retour, je flâne dans les boutiques entre la place Sindagma et la place Monastioraki. Certains lieux ont tout d’un souk où on trouve de tout, du plus utile au plus fantaisiste. Entre le parlement et mon hôtel situé près du musée des céramiques, je découvre plusieurs très belles églises byzantines et quelques monuments datant d’une autre ère comme la bibliothèque d’Adrien, l’agora romaine, la tour des vents, la lanterne de Dyogène…

Il pleut


C’est finalement une énorme averse surprise qui mettra fin à mes déambulations. En quelques minutes, les rues se sont transformées en torrents. J’en profite pour rejoindre l’hôtel et me préparer à un dîner face à l’Acropole dans le quartier animé de Psiri qui regorge de bars, de cafés et de restaurants.

Lac Burera (Rwanda)

21 Juillet 2012

Les lacs Burera et Ruhondo

Les lacs


A proximité du territoire des gorilles et des volcans, les lacs Burera et Ruhondo offrent un spectacle rare. Ils sont entourés des hautes collines des Virunga et plusieurs cascades y sont spectaculaires. Les eaux profondes entourent des îles qui, en période de brume, semblent flotter dans l’espace.

Va et vient


Les pêcheurs s’y déplacent dans des embarcations traditionnelles, les pirogues tandis que de nombreux oiseaux, des martins-pêcheurs aux pélicans, y font des va et vient incessants.

Hôtel pour (très) riches


Le magnifique Virunga Safari Lodge, situé sur une colline magnifique, dispose de huit bungalows avec une vue panoramique sur les volcans des Virunga et les lacs Ruhondo et Bulera. Les jardins en terrasses sur cette crête de haute colline sont magnifiques… Cet hôtel se définit comme étant écologique mais...

Esclavage


Ce qu’on ne dit pas sur le site, c’est que pour ne pas être dépendant de l’énergie pour monter l’eau des douches à cette altitude, l’hôtel exploite les villageois qui transportent sur la tête jusqu’à 40 litres d’eau sur plusieurs kilomètres de chemins pentus. Ceci pour le confort de personnes qui paient entre 700 et 1200 dollars la nuit et accèdent au lieu en hélicoptère. Qu'en penser?

Parc national des volcans (Rwanda)

13 Juillet 2012

Joyeux anniversaire: 50 ans

13 juillet


Et voilà, aujourd'hui, vendredi 13, voici exactement 50 ans que je suis né un... vendredi 13. Comme à Bali, il y a deux ans, jour pour jour, nous nous levons tôt pour nous lancer à l'assaut d'un volcan. Cette fois, pas pour admirer le lever du soleil mais pour suivre, dans son univers, l'un des plus étonnant animal qui soit: le gorille.

Danseurs Intore


Nous désespérions de pouvoir applaudir les fameux danseurs Intore. A peine arrivés au point de ralliement pour la visite des gorilles qu'une troupe de musiciens et danseurs prennent possession de la place. La musique et la danse jouent un rôle important dans les traditions de la culture rwandaise. Les Rwandais ont une variété de musiques et de danses qui célèbrent l'excellence et le courage. Leurs chansons sont pleines d'humour ou racontent la chasse. La plupart des danses de cérémonie sont accompagnées par un orchestre de 7 à 9 tambours qui produit une explosion de rythmes.
Créée il y a plusieurs siècles, les Intore ( les élus ) se produisaient autrefois en exclusivité pour le roi.

Le volcan


Le responsable des guides répartit les nombreux visiteurs en groupes de huit et nous indique nos guides. Ceux-ci nous expliquent le protocole. Chaque groupe de gorilles "reçoit" au maximum une visite par jour. La durée de la visite est fixée à 1 heure pour éviter que les gorilles ne soient trop longtemps exposés à nos microbes ainsi que pour minimiser le stress.
En jeep, nous montons, accompagné du guide, jusqu'au parking, à une altitude d'environ 2500m. Il faut passer par une piste abominable. Des rochers affleurent de tous côtés, je ne sais même plus où poser les roues. La voiture est vraiment exceptionnelle. A partir de cet endroit, c'est à pied que l'on monte tout d'abord à travers champs jusqu'au mur qui fait office de frontière entre le territoire des gorilles et les terres des paysans avoisinantes. Le mur permet aussi de protéger les cultures des buffles qui mangeraient et détruiraient toutes les cultures. Sur le mur, sont disposées des ruches. Nous sommes huit touristes dans le groupe mais accompagnés de deux guides et d’un traqueur armé en raison des animaux sauvages comme les éléphants et les buffles qui pourraient charger. Peut-être y a-t-il une autre raison car en cette période, les rebelles sont de l'autre côté de la montagne, au Congo.
Lors de l'ascension du Bisoke, on passe dans une forêt d'Hagenia et d'Hypericum. Le paysage, derrière nous, est à couper le souffle et de toutes les forêts tropicales primaires que nous avons traversées, celle-ci est la plus belle. Nous nous déplaçons entre les lianes suspendues, au milieu des hagenias couverts de mousse et entre les lobélies géantes qui foisonnent sous ce climat tropical. La seule épine sur notre chemin, ce sont les orties qui sont énormes et qui nous agressent même au travers de nos vêtements.
Après une dizaine de minutes, nous rencontrons d'autres traqueurs. Ceux-ci sont partis avant nous en repérage. Ils ont débusqué les gorilles et nous sommes invités à les suivre après avoir laissé nos sacs et bâtons. Ils nous tracent un chemin à coups de machette. Régulièrement, nous entendons un grognement, signe que nous sommes proches.

Les gorilles


Tout à coup, au détour du chemin, une énorme masse nous surplombe. C'est Charles, le mâle dominant de la troupe, le dos recouvert de poils argentés. Le silence se fait, chacun retient son souffle et nos pas se font plus précis. Un peu plus loin, une femelle et son petit accompagnés d'un jeune se nourrissent en nous tournant le dos. Curieusement, ils semblent nous snober. Les appareils photos mitraillent la scène qui n'est que de courte durée car toute la petite troupe de gorilles a terminé son repas et décide de se trouver un bon endroit de sieste. Une poursuite mémorable s'engage. Les gorilles se déplacent dans la forêt dense comme des anguilles. C'est loin d'être notre cas. Les traqueurs se débattent avec les branches, on se plie en quatre pour passer dans les petites percées. Le sol est instable et la terre meuble se dérobe sous nos pas. On glisse, on se rattrape à ce qu'on peut et qui semble résister à notre traction mais pas toujours. Soudain, les gorilles s'arrêtent, ils sont proches. On respire, on sort l'appareil photo mais coquins, ils filent sous les feuilles, descendent une pente abrupte et en quelques secondes, on les voit disparaître sous la végétation dans la montée opposée. C'est reparti pour une folle poursuite. Finalement, après plus d'une heure de cache-cache, Charles s'arrête sous une hutte naturelle, nous laisse admirer sa splendide musculature et après quelques minutes, fait mine de partir. De nouveau, les gars à la machette se précipitent pour dégager le passage mais, soudain, le gorille de 200 kilos fait volte-face, se dresse sur ses pattes antérieures, charge en hurlant. Nos deux téméraires font vite marche arrière tandis que nous qui étions déjà prêts à suivre, nous faisons tout petits. Charles se couche alors sur le dos, dans le chemin que nous devons emprunter. Esquisse-t-il un sourire ironique lorsqu'il nous regarde? Nous ne bougeons plus et après quelques minutes, c'est l'enchantement, toute la petite famille se regroupe. Un jeune mâle fait le singe dans un arbre, une femelle arrive avec son bébé sur le dos, un autre jeune joue avec les lianes, le deuxième mâle adulte est derrière nous. Génial! Nous en profitons pleinement et apprécions ce merveilleux moment. Finalement, Charles et sa petite troupe s'en vont. Nous avons passé plus de deux heures en leur compagnie. Sur le chemin du retour, No-problem (c'est le nom d'un gorille qui a adopté les touristes) nous attend, couché sur le dos, souriant pour les photos. Nous sommes à 50 centimètres de lui. Extraordinaire. On se repassera "Gorilles dans la brume" de Michael Apted ou mieux, on relira le récit autobiographique de Dian Fossey.

Vers Muzanze (Rwanda)

12 Juillet 2012

Sur la route des volcans

Après avoir raccompagné Papy chez lui et en espérant que les problèmes de batterie soient définitivement derrière nous, nous nous mettons en route et découvrons encore de nouveaux paysages tout en scrutant à l'horizon, la chaîne des volcans. En cours de route, nous croisons des laveurs de légumes qui construisent de curieuses pyramides de carottes. Plus loin, le paysage change encore et à la vue des enclos en blocs de pierre de lave nous savons être entrés dans la région des volcans. A Musanze, le centre d'accueil Fatima nous propose une jolie suite pour 17000 francs rwandais (21€).

Gisenyi (Rwanda)

11 Juillet 2012

Au bout de la piste: Gisenyi

En panne


Nous devions aujourd'hui nous rendre à Muzanze mais la voiture n'a pas voulu démarrer. Il a fallu faire appel à la gentillesse des rwandais pour pousser la voiture mais une fois arrivés à Kivu beach, de nouveau, la batterie nous a lachés. Heureusement, Jimmy, notre hôte, a fait intervenir toute une troupe de mécaniciens dont Papy qui a découvert l'orignie du problème: un câble détaché et une batterie quasi vide. Après avoir fait le plein d'acide et constaté que tout est possible pour un rwandais nous avons pu reprendre notre route.

Chauve-souris


Gisenyi était au Rwanda ce que Nice ou Cannes sont à la France. Une destination de villégiature privilégiée, avec une grande allée bordée de palmiers longeant la plage. On est surpris en sortant de la voiture par les cris venant des palmiers. Ceux-ci sont bondés de chauve-souris géantes qui nichent là dans un vacarme d'enfer. Les bords du lac sont fleuris et jonchés de somptueuses villas datant un peu. au bout de la plage, l'hôtel Serena et de l'autre côté, au bout de la jetée, Goma où tout semble calme malgré la menace des rebelles insurgés tout proches.